Vinaigre d’Ananas

D’après une recette traditionnelle d’Amérique Centrale, région originelle de l’ananas, cette préparation découverte dans Terroirs : réflexions d’un cuisinier, de Yannick Alléno, est simple et ne coûte rien. Et pour cause, elle n’est faite qu’à partir de la peau de l’ananas et du cœur du fruit (la partie dure au centre). Autrement dit, tout ce que l’on jette habituellement à la poubelle. Cela donne un vinaigre pétillant et acidulé, qui peut servir à faire des marinades, à déglacer une poêle pour faire un jus, une sauce ou même pour assaisonner une salade (se qui rends à mon sens une salade de roquette délicieuse). Pour cela, vous aurez donc besoin de :

  • La peau et le cœur d’un Ananas, (bio de grande préférence)
  • 1 litre d’eau de source (pas celle du robinet car trop chlorée pour la recette)
  • Facultatif : cannelle

Mettez la peau et le cœur de l’ananas coupés en tronçons dans un grand bocal à joint de caoutchouc. N’ajoutez rien pour avoir un vinaigre au goût seul d’ananas. Ajoutez la cannelle pour un vinaigre aromatisé.

Remplissez le bocal avec l’eau de manière à recouvrir les morceaux d’ananas (si la cannelle flotte, ce n’est pas grave). Laissez 2 cm libres sous le couvercle du bocal, car le volume va augmenter avec la fermentation. Fermez hermétiquement. Laissez fermenter à température ambiante (20 à 25 degrés) pendant 3 à 5 jours maximum.

Après ce temps, le liquide devient effervescent. Filtrez pour enlever la peau d’ananas et la cannelle, puis transférez dans une bouteille à fermeture mécanique et joint, type bouteille de bière ou limonade. Stockez au frais. Attention en ouvrant la bouteille, c’est très pétillant.

Ce vinaigre n’est pas stable dans la durée : il va devenir de plus en plus acide en vieillissant. Il faut le goûter fréquemment et l’utiliser au moment où il est à votre goût, conseil du chef Alléno.

Avis personnel : J’ai testé moi même ce procédé et j’en suis devenu totalement adepte. Cette préparation donne un goût plus subtile à beaucoup de préparation simple et relève les salades sans personnalité. Ça ne coûte rien, c’est bon pour la santé et permet de s’éloigner progressivement de l’industrie agroalimentaire. Du coup, j’en ai toujours une bouteille prête dans mes placards.


pub médecine food

Maxime SALLEY

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *